Je peins des paysages imaginaires : des îles, des fragments d’archipel, des territoires circulaires.
Le format rond s’est imposé comme une évidence. Il n’a ni début ni fin, il invite à entrer, à tourner, à revenir. L’encre et la résine y dessinent des mondes entre hasard et maîtrise.

C’est dans une période de bouleversement personnel que la peinture est entrée dans ma vie, lorsque la maladie d’Alzheimer a touché ma mère. Face à l’effritement progressif de sa mémoire, le geste est devenu un refuge : travailler la matière, laisser l’encre se déployer, créer un espace où le temps semble suspendu. Le rond est alors apparu comme un symbole naturel : celui d’une mémoire qui revient, qui insiste, mais aussi d’un espace protecteur, clos et lumineux.

Mes parents étaient antiquaires et tenaient un atelier de restauration de meubles. Enfant, je voyais mon père travailler le bois, réparer, poser la feuille d’or. Je l’ai perdu à dix-neuf ans. Intégrer l’or et la lumière dans mes œuvres est aussi une manière de l’inclure encore dans ma vie et de lui rendre hommage.

Historienne de l’art diplômée de l’ULB, j’ai travaillé en galerie puis dans le secteur de l’assurance en œuvres d’art avant de développer une pratique autodidacte. Mon travail s’inscrit dans une filiation sensible avec les grands maîtres modernes et contemporains — Klimt pour l’or et l’ornement, Pollock pour le geste et l’accident, Rothko pour la vibration de la couleur, Richter pour la tension entre abstraction et paysage.

J’expose aujourd’hui en Belgique, en France et en Espagne, et je collabore régulièrement avec des architectes d’intérieur.

Les œuvres sont disponibles à la vente et peuvent être réalisées sur mesure.
Je me déplace volontiers pour les présenter dans leur futur espace.